Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 10:07

Ils sont excédentaires de 38 499 euros pour 813 275 euros en dépenses et 851 775 euros en recettes.

En dépenses : 342 000 euros consacrés aux charges générales, 340 000 euros en charges de personnel et 134 000 euros de remboursement d’emprunt capital plus intérêts.

En recettes : 287 000 de ventes de forfaits pour 381 000 prévus, 77 000 euros reversés par « l’assurance manque de neige » Nivalliance, 34 000 euros de remboursements venant du Foyer de Fond (damage…) et 323 000 euros de subventions du budget général de la commune.

4541940022_be589c7fef.jpgCommentaires : l’hiver 2010/2011 n’a pas été fameux du point de vue enneigement et ensoleillement ; pour autant les recettes sont à un niveau rarement atteint et extrêmement décevantes. Il faut donc apporter une aide financière communale massive pour équilibrer le compte administratif. On voit bien là une des grandes faiblesses des gestionnaires actuels à savoir l’incapacité à augmenter ou tout simplement maintenir un chiffre d’affaire suffisant pour ne pas mettre en danger, à terme, l’activité ski de la station, la faute à une commercialisation et une promotion erratiques et très insuffisantes. D’autant, vous le remarquerez, que les charges, elles, sont sur une saison quasi- incompressibles, d’où le déficit ubuesque de 379 000 euros sans subventions extérieures… Mais plus grave encore : au 023 on pointe ZERO euro de virement à la section d’investissement (pour 99 000 euros prévus !) c'est-à-dire aucun renouvellement du matériel de damage possible retardant une fois de plus des achats indispensables pour la bonne marche de la station ; les dameuses actuelles ne sont pas éternelles ! Enfin pointons en dépenses  les 12 000 euros (sur les 63 000 HT dus les 51 000 HT restants étant pris sur les CA 2012) versés aux coachs savoyards pour leurs conseils de gestion, on l’espère, avisés…

Heureuse nouvelle pour conclure : l’efficacité qui semble reconnue de Mr Routaboul sur cette saison qui se termine.

Enfin la possibilité pour Gresse de bénéficier du professionnalisme d’un Directeur des remontées mécaniques sur le long terme ?

 

Par petitpil
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 10:13

Budget transport : il est équilibré à 38 274 euros grâce à une subvention du budget général de… 33 274 euros. En fait la Régie de Transports est à l’abandon et semble désintéresser totalement les élus actuels à tel point que le Maire entend vendre le grand car. Décidément c’est une manie de vouloir se séparer de tout actif communal depuis 2008 ! Mais c’est surtout une erreur : Gresse possède une des dernières Régies du département et la possession d’un grand véhicule de transport avec le logo de la station est un plus que beaucoup nous envieraient (liaisons touristiques gare, Grenoble, stations, transports des anciens, des scolaires pour un voyage de fin d’année, des associations, du jumelage…). Seulement voilà, le car ne roule plus : 2 695 euros de recettes l’an passé, une misère. Question : comment peut- on en arriver là avec un car quasi neuf et quatre employés communaux en possession de leur permis de transport en commun ? Réponse : il y a comme un malaise au niveau de la gestion des employés qui ressemble à une démission en rase campagne de leur employeur.

 

Budget Eau Assainissement : il est équilibré à 181 270 euros mais révèle la grossière faute de gestion de la municipalité  que j’ai maintes fois évoquée et qui, au vu des CA 2011, se confirme.

Explication : en 2009 le Maire actuel trouve un budget Eau Assainissement à l’équilibre avec ZERO centime d’euros de dette et d’amortissement ce qui est rarissime pour ce type de budget. Il s’engage alors très imprudemment, avec un taux de subventions ridicule (28 136 euros sur 2011) dans des travaux importants notamment sur Uclaire et les finance par l’emprunt pour un total de 240 000 euros dont 207 361 seront réglés aux entreprises sur l’exercice. Je rappelle que les recettes de la redevance se montaient en 2009 à 116 430 euros… Quand on emprunte il faut rembourser et la facture est salée en 2011 : 18 162 euros de capital plus intérêts. Mais quand on investi il faut également amortir : 42 626 euros sur 2011 soit au total 60 788 euros de dépenses supplémentaires sur l’exercice impossibles à financer avec les recettes de la redevance : le budget est infaisable. Et c’est donc là que nos élus, coincés qu’il sont, sortent de leur chapeau l’histoire des normes européennes et autres exigences de l’Agence de l’Eau qui imposeraient aux gressots de voir doubler le prix de leur eau entre 2011 et 2013 faute de quoi plus aucune subvention ne nous serait attribuée pour des travaux se montant à , sans rire, 2,8 millions d’euros sur notre réseau pour les années à venir. La vérité est toute autre : en fait le Conseil Général a changé son mode d’attribution des subventions versées aux communes, conserve la quotité minimale de 15% quel que soit le tarif du m3 et peut, dans certaines conditions, attribuer jusqu’à 25% à 35% de subventions en fonction de la nature des travaux accomplis. Le Maire, argument boiteux à l’appui, augmente donc notre eau qui passe en 2011 de 214 euros le m3 à 310 euros le m3 et obtient des recettes inespérées qui passent de 116 430 euros à 141 642 euros sauvant provisoirement un budget bien mal en point. Je rappelle pour terminer qu’en 2012, si la municipalité persiste dans cette politique vous paierez votre m3 370 euros et l’an prochain 410 euros! D’autres solutions sont possibles et ont été présentées au conseil par Rémi Freydier, notamment en établissant un programme de travaux raisonnables sur dix ans, en lissant l’augmentation du prix du m3 sur la même période et enfin en diminuant la part de la prime fixe de la redevance ; espérons que ces propositions seront débattues et entendues…

Par petitpil
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 12:20

Honte à moi mon Cousin et que celle-ci rejaillisse sur des générations de Ponnat : j’ai été aveuglé par mes certitudes, trompé par mon esprit, abusé par la raison….

Dire que j’ai osé brocarder « Le Grand Conseil d’Exploitation et de Surveillance de la Régie des Perches Motorisées » dans ma lettre de novembre, soupçonnant par là le Bourgmestre d’une invention diabolique à même d’abuser les gressots ! Trois mois après les faits lui donnent pourtant raison : ce Grand Ordre du Temple et de la Neige a bien fait baisser le mercure et obligé la neige à tomber au grand dame des partisans du parti des fleurs et des petits oiseaux qui prêchent depuis des lustres, vous le savez bien, une proche fin de notre monde dans de caniculaires et d’atroces souffrances d’où même le mahometan le plus endurci ne pourrait réchapper ! Sorcellerie direz- vous ? Peut- être tant les faits sont troublants : ainsi ces flocons embuant la sainte voute céleste  le jour même de l’ouverture de la Manufacture permettant aux premiers utilisateurs de planches de bois courbé de s’épancher sur les pistes de la Ville ! Et ce froid d’Epiphanie, cruel pour les canalisations de nos Eaux Propres et Usées mais béni pour les jeux de glisse ! Et ce soleil, invitant les villégiateurs à nous rendre visite à chaque matin que Dieu fait !!

Nul doute : nous échappons là aux règles élémentaires du hasard et entrons de fait dans le sublime, la bonne fortune face à laquelle je ne puis que m’incliner, faire amende honorable… et donc accepter les menées sourdes et lazzis de Jean-Pierre de la Grille, Jean- Yves de Geoffroy mais aussi de Jean- Henri Claude de Lestoux, Olivier Daude et Frédéric de Roux- Buisson sans compter la poudrée du Duc de Routaboul le Directeur de la Manufacture… La saison sera donc d’exception, entrera dans le Grand Livre de la Régie comme période de référence, validant la procession de l’automne que j’avais tant moquée…

Mais quittons ce sujet pénible.

Et intéressons- nous mon Cousin à cette votation tant attendue pour les quatre sièges vacants du Château qui a  rendu son verdict en ce mois de février après, vous vous en souvenez, le soudain départ de Monsieur de la Bâtie du conseil de citoyenneté qu’il avait quitté talon bas laissant ses délégations à la cassette et sa charge de la Régie des Perches Motorisées aux survivants d’un Château bien mal en point…

Sont donc sortis du chapeau de la première semaine et sans surprise Gilda de la Mandoline et Jean de Mila deux quinquagénaires dans la force de l’âge et surtout encore d’active contre lesquels le Bourgmestre n’entretenait pas d’acrimonie particulière et n’avait pas commandé à ses gens de barrer le passage. Tel ne fut pas le cas de mon filliot laminé par ces derniers et contraint à participer à un second chapeau pour lequel il supposait n’afficher aucun attrait laissant même entendre son renoncement à ses plus fervents soutiens… Moins orgueilleux que son père et dans une grande sagesse il accepta pourtant, suite à de multiples appels au cornet de ses brigands, une participation à une votation supplémentaire au cours de laquelle il fut désigné en compagnie d’Hortense de Magne responsable de l’Officine pour Villégiateurs, laissant sur le jas le courageux et entreprenant  Yves Mekong patron de la Taverne de l’Aupet.

Vous l’aurez compris mon Cousin, c’est donc un conseil de citoyenneté rénové que les gressots ont découvert lors de la première séance du 20 février à laquelle bon nombre d’entre- eux avaient décidé d’assister : l’ordre du jour autorisa dès l’ouverture de la tribune les premières empoignades et coups de mousqueton au sujet des pistoles supplémentaires que le Bourgmestre entendait s’attribuer ainsi que ses deux adjoints au titre de diligences et berlines plus coûteuses à l’usage. Le filliot fit alors remarquer que trois véhicules étaient à la disposition des conseillers et que ceux- ci n’avaient donc nul besoin d’être rémunérés surtout en ces périodes budgétaires difficiles Et là mon Cousin se révélèrent courtisans et opposants, celles et ceux qui suivaient le vent et celui qui entendait s’y soustraire : à dix contre un le conseil de citoyenneté approuva ces nouveaux émoluments laissant le filliot seul, étourdi … ainsi que les soutiens de Jean de Mila dans la plus profonde perplexité… Le jacobin qui s’était présenté « indépendant » l’était- il tant ? Simple redingote de papier ou conseiller avisé ? Opposant de circonstance ou vigie éclairée ? Clairon enrhumé ou plume acérée? Le débat fait déjà rage à la Taverne du Chamoispendu mais la sentence après une tournée de cervoise est déjà rendue pour Gilda de la Mandoline et Hortense de Magne : elles iront là où la bise les porte rejoignant le quarteron des fidèles du Bourgmestre qui n’en attendait pas moins.

Que Monsieur de Mila pourtant se rassure, il aura bien d’autres occasions de montrer son éventuel panache lorsqu’il faudra se prononcer sur les feuilles de comptes de l’an de grâce à venir : doublement du prix de l’eau de source, vente supplémentaire d’une chaumière municipale, versement éhontés de pistoles à l’Officine de Management des Savoies, représentativité humiliante au Conseil de Province, emprunts ubuesques auprès des Maisons de Epargnes et des Prêts… Bref, une politique du Château que les gressots ne cessent de contester et à laquelle le filliot s’opposera, seul ou avec d’autres beaux esprits… l’avenir mon cher Cousin nous le dira.   

 

Par petitpil
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 16:44

 

1)      Indemnité du MAIRE

Le MAIRE propose  que l’indemnité soit portée de 13 à 17% en conformité avec l’article R 2123

Ceci n’impactera pas l’éventuelle présence d’un troisième adjoint.

Vote : 10 pour                             1 contre : Rémi FREYDIER   

 

2)      Indemnité du 1° Adjoint

Le  MAIRE propose que l’indemnité soit portée de 5.9 à 6.6% en conformité avec l’article R 2123

Ceci n’impactera pas l’éventuelle présence d’un troisième adjoint.

Vote : 10 pour                             1 contre : Rémi FREYDIER

 

3)      Modification de l’ordre des Adjoints :

En application des articles R 2121-2 du code général des collectivités territoriales , Monsieur le MAIRE propose que le troisième Adjoint devienne deuxième par vacance du poste.

Vote : à l’unanimité

 

4) Indemnité du deuxième adjoint          

Le  MAIRE propose que l’indemnité soit portée de 5.9 à 6.6% en conformité avec l’article R 2123

Ceci n’impactera pas l’éventuelle présence d’un troisième adjoint.

Vote : 10 pour                             1 contre : Rémi FREYDIER

 

Commentaire perso: le Maire revient au bout de 4 ans de mandat à une indemnité portée à son maximum c'est à dire 17% de l'indice majoré. Soit une augmentation de 30% de son indemnité.La période est dit- on difficile financièrement: les gressots apprécieront. Concernant l'augmentation de celle des deux adjoints on peut s'étonner de son bien fondé tant que l'on ne connait pas les délégations qui leur sont affectées: en effet le droit à l'indemnité repose sur le fait essentiel d'avoir reçu auparavant une délégation de compétence. Or on ne connait pas encore celles qui seront concédées aux deux adjoints en question. Dans tous les cas les gressots aimeraient connaître le patromyme de celui qui aura en charge l'encadrement des employés communaux: augmenter son indemnité c'est bien; assurer ses responsabilités d'élu c'est encore mieux.

Par petitpil
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 08:27

Le recensement est l’un des actes administratifs essentiel à l’étude d’une population. En l’étudiant on comprend mieux l’évolution d’une société. Par bonheur on dispose sur Gresse de bon nombre de documents, en particulier des recensements de 1896 à 1946. Leur lecture épouse l’aventure de notre collectivité montagnarde à travers les guerres, exodes, transformations et autres évènements locaux,     régionaux ou même internationaux.

            la-ville-.jpgAinsi, en 1896, 593 âmes peuplent notre commune dont 173 au village de l’Eglise, 94 à la Ville, 60 à la Bâtie, 48 au Chomeil, 45 aux Deux, 35 à la Combe et aux Fraisses mais aussi 32 à Chauplane, 21 à Montrond, 20 à Uclaire, 13 au Puy, 8 au Bouchet les autres habitant des hameaux ou maisons isolées comme à RifClard ou les Perrins. On peut noter qu’au Bouchet tous les habitants sont des « Claret », Jean étant le chef de famille, son épouse Marine veillant sur leurs 6 enfants. L’instituteur public se nomme à l’époque Benjamin Faure, il a 33 ans et vit avec Louise Faure de 10 ans sa cadette avec laquelle il a eu 2 enfants ; 3 autres enseignants exercent  alors sur la commune : Marie-Eugénie Lapassat, Marie-Joséphine Mondet et Elie Martin-Teysserre. Il y a alors 4 classes (55 garçons et 54 filles) à l’école de Gresse ! Le curé lui est un certain Jean-Antoine Porchet qui vit sous le même toit …que sa bonne Annette Jallut. Si l’immense majorité de la population travaille dans l’élevage et l’agriculture on peut aller chez Maria Vallier ou Maria-Célestine Lambert se faire couper un veston, acheter du bon pain chez Emile Mouttet, faire réparer ses chaussures aux bons soins de Casimir Martin- Dhermont ou encore soigner la poudre de sa perruque chez son épouse Julie. Quant à Marie-Sophie Girard, accoucheuse, elle a la lourde tâche malgré ses 70 ans d’accompagner la venue des petits gressots fort nombreux à l’époque. Joseph et Rosalie Riondet fournissent la bonne farine nécessaire au boulanger ainsi qu’aux fours banaux. A la Ville on trouve même un certain Jean Panico déclaré mineur de fond ; allait- il travailler à Susville ou La Mure tout en vivant à Gresse ? Nul ne le sait. Aimé Terrier assure de son côté la quasi- totalité des services avec son épicerie achalandée de mille et un articles de toutes sortes. Brisou et Bérrièves sont surveillées de près par un dénommé André Emile Droguet, garde-forestier de son état pendant que Cyprien Allouard prend soin des sabots des nombreux chevaux, ânes et autres mulets qui apportent leur force de travail à une population, on l’a vu, largement occupée par les fenaisons et les labours. Leger Bec et Rose Bergery et Sérafine Durif sont loin de tout cela : ils sont rentiers et occupent leur temps en voyages et autres visites… passant de temps en temps chez la modiste des Fraisses Louise Rochas se faire confectionner un couvre- chef de bon port et de bon aloi avant de sonner un des deux voituriers locaux pour préparer au mieux leurs escapades.

               Terminons ce billet par la remarque suivante : l’organisation solidaire mais fort hiérarchisée de notre communauté montagnarde à la fin du XIXème siècle comme le prouve la présence d’au moins un domestique par hameau. Ainsi Léon Parrat, âgé de 16 ans à la Bâtie, Jeanne Martin, 11 ans au village de l’Eglise, Léon Ogier, 16 ans également à Chauplane, Léon Mouttet, 12 ans au Puy, Paul Girard et Augustin Gachet, respectivement âgés de 13 et 14 ans à la Combe, Martin Martin aux Deux… tous aux bons soins de la population mais bien sûr la plupart du temps indigents et corvéables à merci !

(Photographie aimablement prêtée par Daniel Garnier)

Par petitpil
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