Mandature 2001/2008: économie, tourisme et fonctionnement de la station

 

La Charte d'Objectifs citée ci- dessus fut alors le prélude à la rédaction d'un Contrat d'Objectifs (le premier de ce type à être signé dans le département) dans lequel le Conseil Général et la commune s'engageaient sur un plan d'investissement quinquennal visant à conserver un site neige sur Gresse tout en diversifiant les produits touristiques en cohérence avec l'offre proposée sur le Balcon Est et ce avec l'approbation de la préfecture et de la conseillère de la Chambre Régionale des Comptes de Rhône- Alpes.

Onze actions furent contractualisées parmi lesquelles la remise à niveau du CATEX, l'augmentation du nombre de canons à neige, la grande visite de la Traverse et du Blanchon, l'optimisation du système de billetterie, l'achat d'une dameuse, la mise en place d'un plan d'eau de 9000 m3, l'éclairage de la piste du Praz... pour un montant total de 1 209 644 € financés à 56% par le Département soit une subvention de 687 439 €.

A noter que concernant le futur plan d'eau, 285 000 € venant du Département sont disponibles à ce jour et que le dossier Loi sur l'Eau est terminé, la finalisation du projet étant sous- tendue à une réduction globale du coût de construction.

Parallèlement le CGI et l'Etat souhaitèrent apporter également une contribution financière à nos projets de diversification déjà engagés à partir  de décembre 2001 comme le circuit pédagogique (15 244 € pour 12 196 de subvention), la via corda (19 818 € pour 15 855 de subvention) mais aussi l'aide au démantèlement des téléskis (26 300 € de subvention), l'engazonnement des pistes (7 558 € pour 3 779 de subvention)... sans oublier l'Observatoire d'Astronomie du Trièves soutenu financièrement à 90% par la communauté de communes du canton de Monestier (160 000 € pour 152 000 € de subvention).

 

Ce sont donc 1 472 264 € qui ont été investis sur sept ans au titre de l'activité économique locale, somme subventionnée à 62,5% en majeure partie par le CGI.

 

Concernant le fonctionnement des services municipaux, il fallut tenir compte du passage aux 35 heures en début de mandat et des 11% de services rendus en moins par agent, puis, bien plus tard, de la création de la journée de solidarité portant la quotité annuelle à 1607 heures par employé dans le cadre des règles posées par le Centre de Gestion des agents des collectivités territoriales.

A propos de la RRM, il a également fallu tenir compte des accords de branche professionnelle conclus à chaque début de saison avec le Syndicat National des Téléphériques de France (SNTF).

Plus globalement nous avons également dû répondre à de nouveaux besoins induit ici, par une augmentation importante des élèves de l'école communale (33 élèves en 2001 et 47 à ce jour), là par la mise en place de nouveaux services (périscolaire) ou encore de nouvelles obligations (augmentations des temps de ménage) ou fonctions (responsable communal de l'Observatoire d'Astronomie)...

En 2001, l'effectif des employés communaux comprenait  neuf agents « équivalent temps plein (ETP) » dont trois vacataires.

En 2008 l'effectif est composé de onze agents ETP dont quatre vacataires avec une répartition des horaires dont la quotité varie en fonction de la masse de travail ainsi que des saisons sur un principe de zones de couleur (zone rouge : activité intensive, zone verte : activité réduite, possibilité de prise de congés...).

Concernant la Régie des Remontées Mécaniques le conseil municipal décidait en avril 2002 de recruter deux employés permanents au titre de la maintenance, l'entretien et les réparations des TK, TS et installation de l'enneigement artificiel ainsi que du suivi des directives des services de l'Etat (BIRM) ; le conseil municipal décidait également de confier le 1er octobre 2004 la direction de celle- ci à un nouveau responsable d'exploitation (5).

Sous l'autorité de celui- ci l'organisation de la RRM est aujourd'hui la suivante :

- Pendant les vacances : toutes les remontées sont ouvertes. 2 conducteurs sur Pras ; 2 conducteurs sur Bessard.

- En dehors des vacances :

Lundi, mardi, jeudi, vendredi : ouverture de Pras, Bessard, Pierre Blanche, Blavet, Alleyrons. 1 conducteur sur Pras ; 1 conducteur sur Bessard.

Mercredi, samedi, dimanche : toutes les remontées sont ouvertes.

Mercredi : 1 conducteur sur Pras ; 1 conducteur sur Bessard.

Samedi, dimanche : 2 conducteurs sur Pras ; 2 conducteurs sur Bessard.

Ces ouvertures peuvent varier en fonction des conditions météo (pluie = fermeture des Alleyrons et de Blavet s'il n'est pas nécessaire de faire tourner le TK école pour les classes de neige).

L'objectif pendant les jours de semaine en dehors des vacances est d'ouvrir le maximum de pistes avec le minimum de remontées, d'où l'option de laisser ouvert les Alleyrons (ce qui ne représente qu'un poste puisque la plupart du temps le TK école doit rester ouvert en semaine et celui-ci est conduit à partir de Blavet) plutôt que de laisser ouvert Blanchon en semaine tel qu'il en était jusqu'en 2003-2004 (sachant que les pistes de Blanchon sont accessibles depuis Pierre Blanche et que le TS Blanchon nécessite 2 postes (donc plus de pistes ouvertes avec une économie d'un poste).

Articulations entre l'exploitation des RM et l'effectif de la Régie :

Conducteurs TK :

En règle générale, les conducteurs de téléski travaillent selon le rythme suivant :

- 6 jours par semaine durant les 6 semaines hautes (vacances).

- 4 jours par semaine durant les 5 semaines basses (hors vacances).

Ce rythme peut varier lui aussi en fonction des conditions météo (pluie).

Le principe réside dans un suivi semaine par semaine des heures effectuées par chaque salarié de manière à ce qu'en fin de saison chacun ait réalisé au minimum son quota d'heures (Base des contrats : 35h par semaine pour les temps pleins).

Effectifs conducteurs :

- 10 conducteurs à temps plein.

- 2 conducteurs à 0,5 ETP.

- 4 conducteurs renfort à 0,2 ETP (en moyenne) en période basse et 0,4 ETP à 1 ETP en période haute.

Sachant que l'organisation de l'exploitation définie ci-dessus nécessite au niveau des remontées mécaniques :

80 postes par semaine en période haute répartis de la manière suivante :

            - 10 conducteur à 6 jours par semaine = 60 postes.

            - 2 conducteurs à 2,5 jours par semaine = 5 postes.

            - 4 conducteurs à 2 à 6 jours par semaine = 15 postes.  
50 postes par semaine en période basse répartis de la manière suivante :

      - 10 conducteurs à 4 jours par semaine = 40 postes.

      - 2 conducteurs à 2,5 jours par semaine = 5 postes.

      - 4 conducteurs à 1 ou 2 jours semaine = 5 postes.


Cet effectif inclut 1 agent polyvalent pour les périodes prévues de très fortes affluences qui effectue  le contrôle des forfaits , l'aide à l'organisation des files d'attente , un renfort pour les remplacements des pauses repas  et un renfort pour tenir une 4ème caisse dès que la file d'attente est un peu longue.

Pisteurs secouristes :

Depuis 4 saisons, systématisation du respect des règles imposées par le Guide National de Référence du Ministère de l'Intérieur( GNR) :

- 4 pisteurs (ou participation de PSE2) à minima par jour d'ouverture pour pouvoir effectuer les opérations de secours (relevage, mise en place d'attelles...).

- 5 pisteurs les samedi, 6 pisteurs les dimanche à adapter selon la fréquentation prévue (week-end de forte affluence de janvier et février associés à des impératifs particuliers tels que les déclenchements d'avalanche, la sécurisation de manifestations sportives...).

- Soit un total de 28 à 31 postes par semaine.

Effectif : 6 pisteurs pour 5 jours de travail par semaine, périodes de vacances et hors vacances incluses, Responsable du service des pistes compris, soit 30 postes/ semaine (variable selon les besoins du service (bonne météo : 31 postes/ semaine ; mauvaise météo : 28 postes/ semaine).

Dameurs :

Effectif : 3 dameurs à temps plein.

5 jours travaillés par semaine hors vacances, soit 15 postes par semaines répartis en :

      - 3 postes les samedi et dimanche.

      - 2 postes les lundi, mercredi, vendredi.

      - 1 poste le mardi et jeudi.

      - 1 poste en remplacement dameur nordique le lundi.

6 jours travaillés par semaine pendant les vacances, soit 18 postes par semaine répartis en :

      - 3 postes les vendredi, samedi, dimanche.

      - 2 postes les lundi, mardi, jeudi, mercredi.

      - 1 poste en remplacement dameur nordique le lundi.

Caissières :

Effectif : 2 caissières à temps plein ; 1 caissière à 0,8 ETP.

Plus une caissière renfort pour les périodes d'affluence (déjà comprise en conducteur TK polyvalent).

4 jours travaillés par semaine hors vacances pour 2 caissières, 2 jours travaillés par semaine pour une caissière, répartis en :

      - 1 poste du lundi au vendredi.

      - 2 postes le samedi.

      - 3 postes le dimanche (sauf situation météo).

6 jours travaillés par semaine pendant les vacances pour 2 caissières, 4 jour pour 1 caissière ;
3 jours pour la caissière polyvalente, répartis en :

      - 2 postes les lundi, mardi.

      - 3 postes du mercredi au dimanche avec renfort possible sur un 4ème poste.

Secrétaire :

6 jours par semaine hors vacances et pendant les vacances.

Chef d'atelier :

5 jours travaillés par semaine hors vacances et pendant les vacances.

Permanents responsables RM :

6 jours travaillés par semaine pendant les vacances.

5 jours travaillés par semaine hors vacances.

Les contrats de travail sont conclus pour une période allant de l'ouverture de la station à la fin des vacances de février dans le respect du Code du Travail et de la Convention Collective du SNTF.

En cas de manque de neige, la procédure suivante est appliquée :

- Dans un premier temps, réduction du temps de travail en respectant, par anticipation, une durée moyenne du travail sur la saison de 35 heures par semaine.

- En dessous d'une durée moyenne de travail sur la saison de 35 heures par semaine, bascule des salariés concernés sur de l'entretien (à raison de quelques journées seulement).

- Au-delà, mise en place d'une procédure de chômage partiel (partiel ou total comme en 2006-2007).

Le choix opéré de travailler, d'une part, avec une partie des salariés à temps partiel et, d'autre part, sur une moyenne de 5 jours par semaine, permet de pouvoir faire face aux différents aléas (absence prolongée d'un salarié). A titre d'exemple, nous pourrions exploiter avec seulement 5 pisteurs travaillant 6 jours par semaine au lieu de 6 pisteurs à 5 jours par semaine, mais cela se traduirait par l'impossibilité d'augmenter d'une journée le temps de travail des pisteurs et de ne pas pouvoir répondre à un arrêt maladie ou à un accident de travail (cas avéré en 2004-2005 et en 2007-2008).


Ce mode de fonctionnement répond à la triple obligation du respect des droits des salariés, de la qualité du service rendu aux clients et enfin de la maîtrise des coûts salariaux même si le ratio entre la masse salariale et le chiffre d'affaire total reste encore insatisfaisant.


A titre d'exemples sur des années significatives :


Saison

Recettes totales

Masse salariale

Ratio MS/ Recettes

1999/2000

576 467

305 413

52.98%

2002/2003

529 696

247 091

46.65%

2005/2006

780 088

409 510

52.49%


Sur les huit derniers exercices, la RRM a affiché les chiffres d'affaire et les résultats bruts d'exploitation suivants :


R/Année

99/00

00/01

01/02

02/03

03/04

04/05

05/06

06/07

CA

576 467

106 659

423 861

529 696

538 080

642 004

780 088

365 273

RBE

122 756

- 190 094

- 9 657

103 591

- 8 773

6 631

136 829

- 116 316


Il s'agit donc d'une situation financière fragile qui nécessite une aide chronique du budget général sur la RRM du fait de l'annuité bancaire très importante (150 000  € par an) pesant sur cette dernière (7).

Mais cette aide doit rester supportable sauf à voir  la commune de Gresse incapable d'assurer les autofinancements nécessaires sur ses futurs projets d'aménagements obligatoires (eau et assainissement (8), normes et sécurité de l'outil de travail et des locaux  publics...).

C'est dans cette optique que le conseil municipal a décidé le 26 octobre 2007 de geler le fonctionnement du télésiège de la Traverse et du téléski de Germaigne afin de diminuer les charges d'exploitation de la Régie(6).

Concernant ces vacances de Noël 2007, les recettes sont globalement satisfaisantes même en tenant compte de l'augmentation moyenne du prix des forfaits avec un chiffre d'affaire de 167 654 € ( 53 741 € en 2006, 148 127 € en 2005, 100 289 € en 2004 et 91 218 € en 2003).

Les résultats sur l'exercice 2007 sont donc les suivants :

Total des recettes : 453 738 €

Total charges salariales : 286 619 €

Ratio MS/Recettes : 63%

Total charges générales : 201 936 €

Résultat brut d'exploitation : - 3 481 €


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